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24/02/2011

La fin des coraux

20_48_22_263224030_Reporters_sunset1267539--U116604036253hH-446x780.jpgAmateurs de plongée et d'exploration des fonds marins, dépêchez-vous de réserver vos vacances en Australie si vous voulez avoir une chance dans votre vie d'admirer la fameuse "Grande barrière de corail".

D'après un rapport publié mercredi, l'ensemble des récifs coraliens de la planète pourrait en effet totalement disparaître d'ici 2050 si aucune action n'est entreprise pour enrayer les phénomènes qui les menacent. Entre autres menaces, on peut citer l'acidification des océans, conséquence directe de la pollution au CO2, le réchauffement des mers, conséquence directe du réchauffement climatique, la surpêche ou encore l'urbanisation des côtes.

Le corail abrite des millions d'algues qui lui donnent ses fameuses couleurs. Des algues qui ne supportent pas l'élévation de la température de l'eau. Une fois les micro-algues mortes, le corail se décolore et meurt de faim, se transformant en une sorte de squelette calcaire. "Si on les laisse sans contrôle, plus de 90% des récifs seront menacés d'ici 2030 et à peu près tous les récifs d'ici 2050", peut-on lire dans le rapport "Reefs at Risk Revisited" du World Ressource Institute.
Bien plus qu'une attraction pour les touristes et une niche importante de biodiversité marine, les récifs coraliens constituent aussi une barrière de protection des côtes contre les catastrophes naturelles, au même titre que les mangroves. En Australie, la grande barrière de corail a été particulièrement abîmée par les gigantesques innondations qui ont frappé le Queensland au mois de janvier dernier ainsi que par le récent cyclone Yasi.

25/01/2011

Exit CO2, un défi discret

24179_369650466957_367241301957_3896074_3590445_n.jpgEn septembre dernier, Inter-environnement Wallonie (IEW) lançait à l'insu de tous le défi "Exit CO2". Une opération visant à sensibiliser le public à l'impact de ses habitudes de vie sur l'environnement et le climat en proposant à quelques dizaines de citoyens de réduire leur empreinte écologique et de partager leur expérience en la matière.

Pendant un an, 60 ménages wallons et 5 personnalités se sont ainsi engagées à réduire de 25% leurs émissions globales de CO2. Pour ce faire, tous ont bénéficié d'un audit énergétique individuel, leur livrant en tonnes leurs émissions annuelles ainsi que le pourcentage occupé par chaque poste (logement, transport, nourriture...) dans ces émissions. A eux ensuite, de se débrouiller pour que ce chiffre ait baissé d'au moins un quart d'ici septembre 2011.

Pour voir comment se déroulait l'opération, j'ai interrogé l'éditeur liégeois Luc Pire, qui est l'une des 5 personnalités ayant accepté de se prêter au jeu.

Luc Pire, qui fait en ce moment son grand retour dans le monde du livre en lançant une nouvelle maison d'édition, me montre le bilan énergétique personnel réalisé par les experts d'IEW au début de l'opération. Ce qui saute aux yeux d'emblée, c'est l'ampleur du poste "épargne", qui représente près de 53% des émissions totales. Vient ensuite le poste logement (13%), les autres étant relativement insignifiants, et en particulier le poste transport. "J'ai une voiture mais je fais moins de 10.000 km par an" confie ainsi Luc Pire qui se déplace essentiellement en train et à vélo. "De plus, j'ai l'avantage d'habiter à Liège dans le centre-ville". Un avantage certain si l'on compare la situation de plusieurs autres participants qui habitent à la campagne et pour qui le moindre déplacement (courses, rendez-vous professionnel...) constitue des émissions importantes.

Pour Luc Pire, le défi Exit CO2 de IEW sera donc aisément relevé en transférant une partie de son épargne chez Triodos, qui place essentiellement l'argent de ses clients dans des projets durables et socialement responsables. L'éditeur prévoit également des travaux d'isolation de sa maison afin de la rendre moins vorace en énergie. Mais la situation de chaque participant est sensiblement différente. Tout au long de l'année, des ateliers thématiques sont organisés pour les participants afin de les accompagner dans leur démarche. Autour d'eux, ils pourront ainsi témoigner qu'alléger son empreinte, ce n'est pas forcément impossible, et pas nécessairement contraignant. Il suffit parfois d'un peu de volonté et d'imagination. "C'est une démarche essentielle" conclut Luc Pire. "Actuellement, c'est un peu comme si une famille passait à table et que les parents mangeaient tout sans rien laisser aux enfants."

18/01/2011

Voiture de société et élargissement du ring

En cette période de Salon de l'Auto, des étudiants de 3e année de Saint Lucas ont réalisé un film video pour Greenpeace qui la diffuse depuis hier son site internet. La video attire l'attention sur la place des voitures de société dans le trafic automobile, les problèmes de congestion, et les projets d'élargissement du ring de Bruxelles contre lequel l'organisation se bat depuis plusieurs années.

Alors que de nombreuses entreprises continuent de fournir des voitures de société à leurs employés, Greenpeace souhaite attirer l'attention sur cette problématique du "Je m'en fous c'est pas moi qui paie." A ce sujet, vous pouvez lire le blog de Joeri Thijs, chargé de campagne Transport au bureau belge de Greenpeace.

http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/blogs/blog-mobilite/je-men-fous-cest-pas-moi-qui-paie/blog/32348

01:28 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automobile, insolite, climat