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14/12/2010

Menace pour la sécurité globale

20_02_52_238733274_Reporters_01963816[1].jpgAprès le climat à la Cour Suprême des Etats-Unis (voir post du 7/12), voici le climat au Conseil de sécurité des Nations-Unies. L'Allemagne, qui dès le mois de janvier prochain, aura le privilège d'y siéger pour deux ans en tant que membre non-permanent, a en effet déclaré par la voix de son ambassadeur à New-York qu'il serait temps que le conseil de sécurité se préoccupe du réchauffement climatique en tant que "menace pour la sécurité mondiale." Elle rejoint en ce sens la position des plusieurs petits Etats insulaires du Pacifique, menacé par la montée des eaux. En mai, plusieurs d'entre-eux avaient d'ailleurs déjà appelé le Conseil de sécurité à s'exprimer sur ce sujet.

"Nous sommes d'avis que le Conseil de sécurité devrait évaluer stratégiquement les effets que les changements climatiques sont susceptibles d'avoir sur la situation sécuritaire dans son sens large, y compris l'aide à la défense, l'assistance humanitaire, et la disparition totale d'îles-Etats du fait de la montée du niveau de la mer" a ainsi déclaré l'ambassadeur.

On ignore encore l'ampleur et la portée exacte que pourraient avoir le réchauffement climatique sur l'Humanité dans les prochaines décennies. Mais on sait que le risque est grand d'en ressentir les répercussions potentielles sur l'accès à l'eau potable et aux ressources alimentaires, ce qui pourrait à l'avenir provoquer des conflits et des mouvements de populations. Et dans un contexte de forte croissance démographique et d'accentuation du fossé nord-sud, la proposition de l'Allemagne ne paraît pas si saugrenue que cela.

16/11/2010

La carotte ou le baton?

14_55_33_803685000_tihange_meuse--U11250246399VtG-296x301.jpgUne nuit avec la jeune écrivain Charlotte Roche. C'est ce que gagnera le président allemand Christian Wulff s'il ose mettre son veto à la loi de prolongation de vie des 17 centrales nucléaires allemandes. Alors que les politiques songent souvent à donner du bâton pour forcer les entreprises à s'adapter aux nouvelles contraintes environnementales, la jeune écrivain de 32 ans a décidé cette fois de se transformer en carotte pour éviter que son pays ne fasse lui aussi marche arrière dans le dossier du nucléaire. "Mon mari est d'accord pour que je couche avec le président s'il ne signe pas la loi" a indiqué Charlotte Roche aux médias. Il n'y a plus qu'à obtenir l'accord de la first lady... Et puis bien-sûr, être prêt à affronter les foudres du Reichstag et d'Angela Merkel, ce qui risque d'être plus difficile encore!

Comme la Belgique et la Suède, l'Allemagne a voté début des années 2000 une loi de sortie du nucléaire. Mais comme la Suède, et peut-être bientôt la Belgique quand nous aurons un gouvernement fédéral, le pays a choisi dix ans plus tard de faire marche arrière, au grand dam des Verts et d'une partie de la population très opposée à l'énergie atomique. Rappelons que les centrales nucléaires européennes produisent chaque année des milliers de mètres cubes de déchets radioactifs, dont 7000 m³ de déchets de haute intensité et de très longues durées de vie, ayant une capacité de nuisances de plusieurs centaines de milliers d'années. Pour ces déchets, il n'existe toujours aucune solution à long terme même si la plupart des pays ayant des centrales nucléaires sur leur territoire envisagent de plus en plus sérieusement de les enterrer en profondeur. La prolongation des centrales allemandes accroîtra encore davantage la masse de déchets radioactifs à gérer. Le sex-appeal de Charlotte Roche sera-t-il suffisamment fort pour renverser le cours de l'histoire?