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09/12/2010

OGM: les citoyens s'invitent dans le débat

18_29_14_305774401_Reporters_17157_up0114_.jpgLa pétition avait été lancée en mars par Greenpeace et le mouvement Avaaz. Il leur aura fallu six mois à peine pour récolter 1 millions de signatures, dans toute l'Union européenne, pour demander un moratoire sur les cultures OGM tant que de nouvelles études d'impact n'auront pas été réalisées.

Aujourd'hui, cette pétition a été officiellement remise en mains propres au commissaire à la Santé John Dalli. Le Traité de Lisbonne prévoit en effet un "droit d'initiative", qui permet à 1 millions de citoyens d'un nombre "significatif" d'Etats-membres de demander à l'Union européenne de modifier une législation. Mais le problème c'est que les règles devant mettre en place cette procédure de droit d'initiative dans la pratique n'ont pas encore été établies. Le droit d'initiative n'est pas encore en vigueur, "car le Parlement européen, la Commission et le Conseil doivent encore se mettre d'accord" sur les procédures pour sa mise en oeuvre, a ainsi expliqué le commissaire. "A ce stade nous ne pouvons accepter aucune pétition". Et même si le Parlement venait à avaliser l'accord sur la mise en oeuvre du droit d'initiative et même si les Etats l'enterinaient avant la fin de l'année, il faudra encore attendre un an pour qu'il soit transposé dans les 27 droits nationaux avant de soumettre une initiative, a-t-il ajouté, invitant implicitement les pétionnaires à se représenter dans un an.

Si Greenpeace et Avaaz se sont présentés trop tôt aux portes du Berleymont, ils sont en tous cas les tous premiers à avoir actionné ce mécanisme d'initiative populaire contenu dans le traité de Lisbonne.

07/12/2010

Le climat à la Cour Suprême

20_45_12_105532345_Supreme_Court_Gays_in_Military_WX108[1].jpg"Nous tiendrons nos engagements" ont assuré à Cancun les négociateurs américains, lesquels pour rappel s'élèvent  à -17% d'émissions de CO2 par rapport à 2005 soit -4% par rapport à 1990. Avec une majorité républicaine, il est pourtant fort à parier qu'une "Loi Climat" ne verra jamais le jour au niveau fédéral et que l'effort de guerre américain contre le réchauffement climatique devra être supporté par les Etats de manière individuelle.

Quelques uns ont d'ailleurs déjà pris les devants en la matière, en adoptant à leur niveau un arsenal législatif en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser les investissements dans les énergies vertes. Des initiatives qui ne plaisent pas aux compagnies énergétiques exploitantes de centrales aux charbon très polluantes qui ont décidé de saisir la Cour Suprême sur ce dossier.Ces compagnies (American Electric Power company, Southern Company, Xcel Energy et Duke Energy) contestent en fait l'autorité de juridiction d'Etat pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Si la Cour Suprême venait à leur donner raison, les déclarations des négociateurs américains à Cancun seraient sérieusement mises à mal.

12:36 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : climat, etats-unis

03/12/2010

Tigre qui rit, thon qui pleure

10_24_28_720243842_PHOTONEWS_10205265-005.jpgLa fête à Saint-Pétersbourg, la déception à Paris, du point de vue des écologistes en tous cas. Alors que Cancun s'apprêtait à accueillir 8.000 délégués du monde entier pour parler du climat, deux autres conférences internationale se sont achevées la semaine dernière en Russie et en France. La première avait pour objet la sauvegarde du tigre, un dossier hautement emblématique lorsqu'on regarde les statistiques de population: 100.000 il y a 100 ans, 3200 aujourd'hui ! En cause, le braconnage bien-sûr mais aussi la perte d'habitat, conséquence notamment de la déforestation et de l'extension des villes.

A Saint-Pétersbourg, les pays abritant des tigres sur leurs territoires, et en particulier l'Inde, la Chine et la Russie ont pris des engagement fort pour protéger le félin. Ils ont décidé de prendre des mesures pour doubler leur nimbre (les faire passer à 6500-7000) d'ici 2022. Les défenseurs du tigre applaudissent et en particulier Léonardo di Caprio, l'acteur américain qui s'est enagé personnellement (et financièrement) pour cette cause, et qui avait fait le déplacement vers Saint-Pétersbourg pour l'occasion.

Au même moment à Paris, c'est du thon rouge qu'il était question. Là aussi, les chiffres font froid dans le dos. D'après les experts, les stocks ont diminué de 70% depuis 1970, notamment en mer Méditerrannée, à cause de la surpêche elle-même conséquence de la très importante de demande mondiale pour ce poisson. Ici toutefois, pas de mesures fortes pour préserver l'espèce. Les quotas de pêche de 2010 (13.500 tonnes) ont été pratiquement reconduit (ils passent à 12.900 tonnes). La France est satisfaite, ses pêcheurs aussi. Mais le reste du monde est sceptique. Certaines estimations chiffrent désormais à 30% les chances de survie du thon rouge au-delà de 2020... La faute à un manque de soutien? Contrairement au tigre, le sort du thon rouge n'est malheureusement pas défendu par une célébrité à l'aura internationale comme Léonardo Di Caprio. Il est vrai qu'un thon est moins sexy qu'un tigre. Mais de là à le sacrifier pour toujours...