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15/12/2010

Yann Arthus Bertrand en visite à La Libre

Yann Arthus Bertrand était aujourd'hui l'invité de la rédaction de La Libre. En prélude à son interview, que vous pourrez lire demain dans votre journal préféré, voici un extrait video de sa rencontre avec les journalistes.

14/12/2010

Menace pour la sécurité globale

20_02_52_238733274_Reporters_01963816[1].jpgAprès le climat à la Cour Suprême des Etats-Unis (voir post du 7/12), voici le climat au Conseil de sécurité des Nations-Unies. L'Allemagne, qui dès le mois de janvier prochain, aura le privilège d'y siéger pour deux ans en tant que membre non-permanent, a en effet déclaré par la voix de son ambassadeur à New-York qu'il serait temps que le conseil de sécurité se préoccupe du réchauffement climatique en tant que "menace pour la sécurité mondiale." Elle rejoint en ce sens la position des plusieurs petits Etats insulaires du Pacifique, menacé par la montée des eaux. En mai, plusieurs d'entre-eux avaient d'ailleurs déjà appelé le Conseil de sécurité à s'exprimer sur ce sujet.

"Nous sommes d'avis que le Conseil de sécurité devrait évaluer stratégiquement les effets que les changements climatiques sont susceptibles d'avoir sur la situation sécuritaire dans son sens large, y compris l'aide à la défense, l'assistance humanitaire, et la disparition totale d'îles-Etats du fait de la montée du niveau de la mer" a ainsi déclaré l'ambassadeur.

On ignore encore l'ampleur et la portée exacte que pourraient avoir le réchauffement climatique sur l'Humanité dans les prochaines décennies. Mais on sait que le risque est grand d'en ressentir les répercussions potentielles sur l'accès à l'eau potable et aux ressources alimentaires, ce qui pourrait à l'avenir provoquer des conflits et des mouvements de populations. Et dans un contexte de forte croissance démographique et d'accentuation du fossé nord-sud, la proposition de l'Allemagne ne paraît pas si saugrenue que cela.

13/12/2010

L'Europe à -30 %?

CPS.SDN04.300910124807.photo00.photo.default-512x357.jpgComme Nagoya il y a deux mois sur la biodiversité, la conférence de Cancún s'est achevée vendredi soir sous un tonnerre d'applaudissement. Il faut dire que l'on vient de loin. L'année dernière, celle de Copenhague s'était quasiment achevée dans la honte et l'opprobre internationale. Jusqu'il y a quelques jours l'opinion publique du monde entier pouvait d'ailleurs légitimement se demander si leurs dirigeants avaient réellement la volonté, et les moyens, de conclure un accord suffisamment ambitieux et contraignant pour contenir le phénomène du réchauffement climatique.

Cette fois au moins, il est à nouveau permis d'espérer. Du moins jusqu'à Durban, l'année prochaine. Les engagements sont sur la table: -25% à 40% de réductions, limitation du réchauffement à 2 degrés. Le gros du travail reste à faire mais les intentions globales ont été couchées sur papier. Et dans le contexte actuel, on aurait tort de ne pas s'en réjouir.

De ce côté-ci de l'Atlantique, on peut désormais se demander jusqu'où iront les engagements de l'Europe en la matière. La position de l'Union européenne a toujours été claire: -20% par rapport aux émissions de 1990 et - 30% si les engagements du reste du monde sont jugés "suffisamment ambitieux". Le sont-ils cette fois?