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25/01/2011

Exit CO2, un défi discret

24179_369650466957_367241301957_3896074_3590445_n.jpgEn septembre dernier, Inter-environnement Wallonie (IEW) lançait à l'insu de tous le défi "Exit CO2". Une opération visant à sensibiliser le public à l'impact de ses habitudes de vie sur l'environnement et le climat en proposant à quelques dizaines de citoyens de réduire leur empreinte écologique et de partager leur expérience en la matière.

Pendant un an, 60 ménages wallons et 5 personnalités se sont ainsi engagées à réduire de 25% leurs émissions globales de CO2. Pour ce faire, tous ont bénéficié d'un audit énergétique individuel, leur livrant en tonnes leurs émissions annuelles ainsi que le pourcentage occupé par chaque poste (logement, transport, nourriture...) dans ces émissions. A eux ensuite, de se débrouiller pour que ce chiffre ait baissé d'au moins un quart d'ici septembre 2011.

Pour voir comment se déroulait l'opération, j'ai interrogé l'éditeur liégeois Luc Pire, qui est l'une des 5 personnalités ayant accepté de se prêter au jeu.

Luc Pire, qui fait en ce moment son grand retour dans le monde du livre en lançant une nouvelle maison d'édition, me montre le bilan énergétique personnel réalisé par les experts d'IEW au début de l'opération. Ce qui saute aux yeux d'emblée, c'est l'ampleur du poste "épargne", qui représente près de 53% des émissions totales. Vient ensuite le poste logement (13%), les autres étant relativement insignifiants, et en particulier le poste transport. "J'ai une voiture mais je fais moins de 10.000 km par an" confie ainsi Luc Pire qui se déplace essentiellement en train et à vélo. "De plus, j'ai l'avantage d'habiter à Liège dans le centre-ville". Un avantage certain si l'on compare la situation de plusieurs autres participants qui habitent à la campagne et pour qui le moindre déplacement (courses, rendez-vous professionnel...) constitue des émissions importantes.

Pour Luc Pire, le défi Exit CO2 de IEW sera donc aisément relevé en transférant une partie de son épargne chez Triodos, qui place essentiellement l'argent de ses clients dans des projets durables et socialement responsables. L'éditeur prévoit également des travaux d'isolation de sa maison afin de la rendre moins vorace en énergie. Mais la situation de chaque participant est sensiblement différente. Tout au long de l'année, des ateliers thématiques sont organisés pour les participants afin de les accompagner dans leur démarche. Autour d'eux, ils pourront ainsi témoigner qu'alléger son empreinte, ce n'est pas forcément impossible, et pas nécessairement contraignant. Il suffit parfois d'un peu de volonté et d'imagination. "C'est une démarche essentielle" conclut Luc Pire. "Actuellement, c'est un peu comme si une famille passait à table et que les parents mangeaient tout sans rien laisser aux enfants."

18/01/2011

Voiture de société et élargissement du ring

En cette période de Salon de l'Auto, des étudiants de 3e année de Saint Lucas ont réalisé un film video pour Greenpeace qui la diffuse depuis hier son site internet. La video attire l'attention sur la place des voitures de société dans le trafic automobile, les problèmes de congestion, et les projets d'élargissement du ring de Bruxelles contre lequel l'organisation se bat depuis plusieurs années.

Alors que de nombreuses entreprises continuent de fournir des voitures de société à leurs employés, Greenpeace souhaite attirer l'attention sur cette problématique du "Je m'en fous c'est pas moi qui paie." A ce sujet, vous pouvez lire le blog de Joeri Thijs, chargé de campagne Transport au bureau belge de Greenpeace.

http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/blogs/blog-mobilite/je-men-fous-cest-pas-moi-qui-paie/blog/32348

01:28 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automobile, insolite, climat

10/01/2011

Des arguments qui parlent...

la-toyota-prius-moins-polluante-qu-un-pet-de-mouton_35278_w460.jpgL'on pouvait croire la vie paisible d'un berger moins polluante que celle d'un conducteur de Toyota. On s'était trompé. A en croire la dernière publicité israélienne pour la Toyota prius, le modèle hybride du célèbre constructeur japonais serait moins polluant... qu'un pet de mouton! Et pour bien convaincre le consommateur dubitatif, l'agence TBWA/Yehoshua de Tel-Aviv qui a conçu cette publicité, a été jusqu'à comparer les émissions de gaz à effet de serre du bolide nippon avec celle de l'animal sur une échelle de 1 à 15.

Contre toute attente, on découvre ainsi que la Toyota prius obtient la note de 2 sur l'échelon de mesure tandis que le mouton n'obtient que 5. Toute la question est évidemment de savoir si les publicitaires appuyent leur comparaison sur des études scientifiques sérieuses ou s'il s'agit juste d'un slogan.

Vérification faite, l'hypothèse ne semble pas si saugrenue que cela. D'après le Laboratoire français d'Etude de l'Apprentissage et du Développement cité par le site Zigonet.com, "l'ensemble des ruminants moutons et chèvres compris seraient responsables de 18% des émissions de méthane." Un gaz à effet de serre plus puissant encore que le CO2. Reste à calculer à présent la part du mouton dans les émissions globales ainsi que celles de l'ensemble des Toyota prius. A voir aussi, lequel des 2 prendra la part la plus importantes dans les cinquante prochaines années. Personnellement j'ai ma petite idée sur la question...

17:21 Publié dans Climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automobile, insolite, climat

03/01/2011

Bonne année sans CO2

10_48_33_428715214_PHOTONEWS_10263676-003[1].jpg295.000 morts et 130 milliards de dollars de dégâts, c'est le bilan des différentes catastrophes qui ont frappé notre planète durant l'année 2010. Un record inégalé depuis 1983, année où la sécheresse en Ethiopie avait causé quelques 300.000 morts dans ce seul pays d'Afrique.

Parmi les grandes catastrophes de 2010, il y a bien entendu le tremblement de terre de Haïti, suivi quelques semaines plus tard de celui du Chili. Mais il y a aussi les terribles inondations de cet été au Pakistan, les feux de forêts en Russie ainsi que, plus près de chez nous, la tempête Xynthia qui a dévasté les côtes de Vendée. Et puis il y a bien-sûr l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull. Un évènement qui n'a fait aucune victime, mais qui a tout de même été une véritable catastrophe économique pour nombre de compagnies aériennes, en plus de nous avoir rappelé pendant une dizaine de jours, l'extrême dépendance de notre civilisation au transport aérien et donc au pétrole.

"L'année a été marquée par une assez rare accumulation de tremblements de terre importants, et par un nombre élevé de catastrophes liées au climat, qui semble indiquer une poursuite du réchauffement climatique" peut-on lire dans le rapport annuel du réassureur allemand Munich Re. Si aucun scientifique ne peut encore affirmer, preuve à l'appui, que cette accumulation de grandes catastrophes est directement liée au réchauffement climatique, l'année 2010 ressemble tout de même à un petit condensé de ce que nous prédisent les rapports du Giec pour les années et les décennies à venir si rien n'est fait pour freiner la croissance de nos émissions de gaz à effet de serre.

Et parlons-en justement de ces gaz à effet de serre. Car en plus de nous avoir marqué par toutes ces catastrophes, 2010 aura aussi été une année record en terme d'émissions de CO2. Après une année 2009 où elles avaient légèrement baissé, probablement l'effet de la crise économique, ces émissions sont largement reparties à la hausse en 2010 et notamment dans les pays émergents comme l'Inde et la Chine. Ce dernier pays confirme d'ailleurs sa position de premier émetteur mondial de CO2 (24% des émissions globales), suivi par les Etats-Unis (17%). Et si la plupart des pays européens affichent au contraire une baisse de leurs émissions, il faut tout de même rappeler qu'une partie des émissions chinoises, et des émissions asiatiques en général, proviennent de la fabrication de biens qui sont ensuite exportés vers l'Europe pour des consommateurs européens! La responsabilité est donc largement partagée.

Pour limiter les effets du réchauffement climatique, il faudra réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95% d'ici 2050 par rapport au niveau d'émission de 1990. Pour ce faire, des mesures politiques fortes devront être prise. Mais c'est avant tout notre mode de produire, notre mode de consommer et plus largement tout notre mode de vie qui vont devoir être repensé si nous ne voulons pas aller droit dans le mur. Le moindre de nos déplacements, le moindre de nos achats, le moindre de nos choix de vie a un impact sur la planète. Y songer c'est être à son échelle un acteur de changement. Et promouvoir, pour paraphraser le Pr Eric Lambin de l'UCL, une "écologie du bonheur"  où la dimension de son empreinte environnementale personnelle n'est pas synonyme de privation, mais au contraire de bien-être et d'épanouissement personnel.

En plus de vous souhaiter tout le meilleur pour 2011, le Blog Planète de La Libre vous souhaite donc une belle et heureuse année sans (trop de) CO2. Puissent vos émissions épargnées à la planète, être largement compensées par l'amour de vos proches, les plaisirs simples du quotidien et le bonheur d'être en vie.